
La nature devient gênante à l’activité des hommes…Récemment alors que j’observais des hommes de la DDE tronçonner « consciencieusement » un tilleul au moins centenaire, qui avait probablement pour seul défaut d’être considéré dangereux dans le nouveau code de la circulation, je me demandais pourquoi tant d’arbres avaient été plantés au bord des routes.
Il m’a fallu un peu de temps et de persévérance pour trouver des informations concordantes…
A l’origine, c’est une décision d’Henri III qui, en 1552, ordonna de faire planter des ormes tout le long des voies du royaume. afin de fournir du bois de haute qualité pour les affûts de canons et la construction des bateaux.
Au XVIIè siècle, Sully (ministre d’Henri IV) encouragea aussi ces plantations comme le firent d’ailleurs tous les gouvernements qui suivirent : cela permettait de disposer d’un approvisionnement en bois à moindre coût car la bordure de terrain faisant partie de la route appartenait à l’Etat. Ils délimitaient espace privé et espace public tout en stabilisant la chaussée.
En 1895, les 35 000 kilomètres de « routes nationales » comptaient ainsi près de 3 millions d’arbres. Au XXè siècle, les platanes à usage décoratif ont peu à peu remplacé les ormes…
Curieusement, en France les arbres de bords de routes sont accidentogènes tandis que chez nos voisins britanniques on pense au contraire, qu’ils obligent les automobilistes à réduire leur vitesse…
Une expérience menée ces derniers mois dans le comté de Norfolk (Est de l’Angleterre) a démontré qu’avec l’aide d’un effet d’optique, des arbres plantés le long des routes donnent l’impression aux conducteurs qu’ils roulent trop vite, d’où une tendance à ralentir de 3 à 5 km/h. Outre la plantation de plus de 200 arbres, les autorités du comté, qui espéraient une réduction des accidents de l’ordre de 20%, ont fait en sorte de les placer de plus en plus proches les uns des autres à l’entrée des villages, la sensation de vitesse étant plus importante dans cette configuration.
En France, où l’on compte désormais moins d’un million d’arbres au bord des routes, le mot d’ordre de la fin des années 1990 à 2006 a été de les abattre car tenus pour responsables chaque année de la mort de près de 500 personnes.
L’association «Arbres et routes» estime qu’il s’agit simplement d’une question de comportement au volant. Et l’association de citer sur son site un texte de l’Académie des sciences morales et politiques : «Incriminer les arbres n’en demeure pas moins typique d’une certaine perception de la route en France, où ce sont plus souvent des éléments extérieurs que les comportements des conducteurs qui sont jugés responsables des méfaits».
Bien que les ayatollahs de la Sécurité Routière se soient un peu calmés sur le sujet depuis 2006, on ne va pas replanter d’arbres pour autant : la réflexion tend plutôt vers l’utilisation d’autres moyens techniques, tel que le marquage au sol.
L’effet stroboscopique que produisent les arbres en Angleterre a été obtenu à titre expérimental en France avec des bandes transversales sur le goudron. Tout comme l’effet de rétrécissement notamment à l’entrée des agglomérations qui incite l’automobiliste à ralentir alors même que la route est toujours aussi large.

Avec des milliers de variétés à travers le monde, la pomme à qui nous avons déjà consacré plusieurs articles (voir ici) reste un fruit universel – et symbolique – par excellence.
Le terme « pomme » vient d’ailleurs du latin populaire poma, mot qui signifie tout simplement « fruit ». C’est dire si elle s’imposa au menu de nos ancêtres.
Comme bien souvent, la sagesse populaire, qui avait observé les vertus du fruit défendu, a précédé les découvertes scientifiques. Longtemps on a cru que c’était grâce à sa fameuse vitamine C que la pomme méritait son fameux dicton angophone : « an apple a day keeps the doctor away » (une pomme par jour chasse le médecin). Pourtant, il y a quelques années, les chercheurs ont commencé à découvrir qu’elle contient également de nombreux antioxydants, ouvrant un champ d’action bien plus étendu qu’ils ne l’imaginaient…
Aujourd’hui, on recense au moins quatre bonnes raisons de manger des pommes pour préserver sa santé.
1. Diminuer les risques cardiaques. Les antioxydants contenus dans la pomme, en particulier dans sa pelure, auraient une action directe sur la sphère cardiovasculaire en limitant la tension artérielle et en réduisant la formation des caillots dans le sang, à l’origine des risques d’infarctus et d’AVC. Une récente étude a également mis en évidence une baisse significative du cholestérol pour des femmes ménopausées qui ont croqué une pomme six mois durant : leur taux de « mauvais » cholestérol a baissé de 23 % en moyenne.
2. Garder la ligne. Les participantes de cette même étude ont été récompensées par leur régime « pommes » puisqu’elles ont perdu en moyenne 3,3 kilos. Plusieurs facteurs feraient du fruit un allié minceur efficace : peu calorique, il impacte sur le métabolisme des lipides, possède un effet coupe-faim et régule la digestion.
3. Protéger les poumons. Grâce à leur action anti-inflammatoire, deux à cinq pommes par semaine suffiraient pour réduire l’asthme ou les affections des voies respiratoires. Même chez les fumeurs, les capacités respiratoires pourraient être améliorées par la consommation de pommes.
4. Prévenir les cancers. Le cocktail d’antioxydants qu’elle contient, combiné à sa vitamine C, fait de la pomme un aliment anti-cancer de choix en ralentissant la croissance des cellules cancéreuses, notamment celles du foie, du colon et du poumon. Plus récemment, les chercheurs ont pu démontrer que la consommation de pommes influençait directement la fréquence des tumeurs mammaires. Autant d’incitations à croquer désormais sans vergogne ce fruit défendu !
Il faut la conserver au frais et la consommer absolument bio, c’est-à-dire sans pesticides, et avec sa peau qui renferme une bonne part de ses vertus. Pourquoi consommer une pomme bio ? Et bien tout simplement parce que la pomme que vous trouvez dans les supermarchés ou les étals du votre primeur contient en moyenne 25 et 36 traitements chimiques en fonction des localisations géographiques !

Des milliers d’insectes et d’araignées microscopiques sont cachés dans les sapins qui ont fait leur entrée triomphale dans les foyers ! Et ils n’attendent qu’une chose pour se réveiller : la chaleur de votre salon !
C’est ce qu’ont révélé des chercheurs de l’université de Bergen en Norvège : de quoi en effrayer plus d’un…
Collemboles, psocoptères, acariens, papillons de nuit, araignée occasionnelle et tant d’autres trouvent refuge dans les sapins pour y passer l’hiver.
Habituellement au début de l’hiver, ils vident leur corps de leurs fluides et sont complètement inactifs dans un véritable processus d’hibernation. Mais ils se réveillent lorsque l’arbre se retrouve au chaud dans le salon. En sentant cette chaleur et la lumière, ils croient que le printemps est de retour et reviennent à la vie.
Néanmoins, il n’y a pas de quoi s’affoler pour autant : ces créatures sont pour la plupart invisibles à l’œil nu et restent gentiment dans le sapin même en sentant la chaleur environnante. Si vous tenez tout de même à en avoir le cœur net, il faut secouer vigoureusement le sapin au-dessus d’un drap blanc pour apercevoir ces insectes.
Et il ne faut pas perdre de vue qu’il y a plein d’insectes et de petites bêtes dans les plantes en pot qu’on trouve dans la plupart des foyers.
Les sapins de Noël ne sont pas différents. Quand vous placez un arbre dans votre salon, il transporte avec lui une partie de la nature !

Jolie journée au Relais du Vert Bois, malgré la grippe qui m’a littéralement terrassé ces derniers jours…
L’automne termine sa lente mais certaine progression vers l’hiver et ses frimas.
J’avais consacré l’an passé un article consacré aux feuilles des arbres qui tombent inexorablement à chaque automne sous nos latitudes (voir ici)… Une fois encore, les arbres et tous les végétaux en général se préparent à vivre quelques mois au ralenti !
Cet arbre du Relais du Vert Bois est en effet devenu…chauve !

Au printemps et en été, les feuilles des arbres sont vertes. C’est un pigment vert, la chlorophylle, qui donne cette couleur à toutes les parties « vertes » d’une plante.
La chlorophylle est aussi capable de capter l’énergie contenue dans la lumière du soleil. Cette énergie sert à transformer l’eau et le gaz carbonique de l’air en sucre, le glucose. Cette réaction chimique se nomme photosynthèse.
Le glucose produit est transporté vers le reste de la plante sous forme de sève, un aliment pour l’arbre.
En automne, les nuits deviennent plus fraîches et les journées plus courtes. L’hiver approche et l’arbre doit économiser ses énergies ! Pour ce faire, un petit tampon de liège se forme entre la tige de la feuille et la branche de l’arbre. Ce tampon bloque le passage de la sève vers la feuille. Privée de sève, la chlorophylle se dégrade et la couleur verte des feuilles s’estompe…
Les feuilles possèdent d’autres pigments que l’on ne peut voir pendant l’été parce qu’ils sont cachés par le vert de la chlorophylle. En automne, toutefois, lorsque la chlorophylle disparaît, ces pigments peuvent montrer leur couleur ! Les feuilles du bouleau et du noyer, par exemple, contiennent du carotène, un pigment qui donne aux feuilles une couleur jaune, presque dorée.
Dans le cas de l’érable et du chêne, le tampon de liège laisse pénétrer vers les feuilles un peu de sève. Les feuilles l’accumulent et produisent des anthocyanines, des pigments qui déploient des rouges vifs et des pourpres brillants.
Voilà pourquoi nous avons droit à chaque automne à de magnifiques paysages colorés ! Cette photo de notre Acer Palmatum prise au milieu de l’automne en est une démonstration… parfaite !

Il est important que vous réfléchissiez à deux fois avant de couper ou arracher les fleurs sèches des vivaces ou des annuelles et les herbes sauvages en lisière de vos haies.
Des araignées (comme l’epeire fascié apparaissant sur la photo) y ont peut être déposé un cocon soyeux rempli d’oeufs. La plupart des araignées meurent le plus souvent en cette fin d’automne lorsque leurs proies se font rares, abandonnant aux caprices du temps leur descendance, enfermée dans un cocon caché sous des écorces, des pierres ou fixée aux tiges des plantes.
On oublie souvent que les araignées (qui ne sont pas des insectes) ont un rôle à jouer en matière de lutte biologique : elles sont de redoutables prédateurs pour bon nombre d’insectes ravageurs. Pucerons ailés (lorsque vient la saison des vols, entre mai et août), papillons comme les noctuelles ou les piérides dont les chenilles sont redoutées au jardin, mouches en tous genres… autant d’ennemis du jardinier dont les araignées se délectent.
Elles sont en effet presque toutes exclusivement carnassières, et se nourrissent d’insectes vivants.
Bon nombre d’espèces d’araignées ne vivent que quelques mois, une année dans le meilleur des cas. Elles pondent souvent leurs oeufs à l’automne, dans un cocon de soie.
Certaines transportent ce cocon avec elles jusqu’à éclosion des oeufs, d’autres l’abandonnent, avant de mourir (faute de proies à l’approche de l’hiver), fixé à une herbe, une branche, dans une feuille enroulée, sous une pierre ou dans un pot de fleur vide…
Ces nids peuvent contenir, selon la taille de l’araignée, entre un et plusieurs milliers d’oeufs, qui écloront au printemps suivant. Ces futurs nouveaux-nés seront, une fois devenus des araignées adultes, la même bénédiction que leurs parents pour le jardinier : gardez-vous bien de détruire les cocons soyeux !
Evitez ainsi de trop nettoyer le jardin à l’automne : laissez en place, autant que possible, les touffes de vivaces, les fleurs annuelles fanées (par ailleurs tellement jolies les matins d’hiver, délicatement serties de givre) ou les herbes sèches. Si l’envie vous démange de couper toute cette végétation et de faire place nette dans vos massifs ou vos bordures, laissez au moins les débris sur place (ce qui constituera d’ailleurs un paillage protecteur) ou au fond du jardin. Il sera bien temps de vous en débarrasser au printemps, lorsque les petites araignées seront nées et auront investi le jardin !
Ne craignez pas que ce geste vous occasionnera une invasion d’araignées l’année suivante : la nature étant décidémment bien faite, les oiseaux se chargeront très bien d’en réguler les populations.
Que l’on vive à la campagne, au bord de la mer ou en ville, l’ouvrage « Le Grand Livre de la Nature » incite à sortir et à découvrir la nature comme vous ne l’avez jamais fait !
En effet, cet ouvrage, mi-encyclopédie, mi-herbier mâtiné de carnet de voyage, vous invite pour de belles sorties, que ce soit en forêt, à la montagne, à la plage, dans les champs, les landes… et vous fait tout voir, du plus grand au plus petit : insectes, faune, flore, terrain, empreintes…
Il apprend à observer et à comprendre comment celle-ci fonctionne grâce à des activités de terrain à la portée de tous.
Des planches, schémas, et superbes photos vous guident comme vous ne l’avez jamais été et surtout vous convient, avec des amis ou les enfants (qui vont adorer ce livre), à devenir un naturaliste en herbe.
Au-delà des milieux naturels qui nous sont familiers, « Le Grand Livre de la Nature » ouvre des horizons sur l’ensemble des grands habitats du monde. Ainsi, au cours de voyages, pourra-t-on mieux comprendre la nature qui nous entoure en consultant, avant ou après son séjour, ce livre qui fourmille d’informations.
La nature est belle, regardons-la.
Je l’ai planté à proximité immédiate de la grande mare de nos oies et de nos cygnes il y a quasiment 6 ans jour pour jour…
Plus jeune, j’avais été subjugué par les couleurs éclatantes de cet arbre originaire des forêts tempérées nord-américaines allant du Connecticut jusqu’au nord de la Floride jusqu’en Louisiane.
Le Liquidembar, encore appelé copalme d’Amérique est l’un des plus beaux arbres d’ornement au port pyramidal et majestueux.
Son feuillage élégant, finement découpé est son atout maître, surtout quand il se pare en automne de ses étonnantes nuances rouges qui vont de l’écarlate au pourpre foncé, en passant par le cuivre. Les nuances varient sensiblement d’une année sur l’autre.
Son écorce creusée et ses rameaux rougeâtres complètent les attraits de cet arbre durant l’hiver.

En France et dans toute l’Europe, les ormes ont été rayés de la carte entre les années 1970 et 1990, à cause de la graphiose, une redoutable maladie véhiculée par un champignon microscopique.
Malheureusement le même scénario est en train de se jouer avec les frênes. Ces beaux arbres au feuillage flamboyant en automne sont en effet attaqués par une nouvelle espèce de champignon baptisée Chalara fraxinea ou plus communément la chalarose.
Le champignon pénètre dans l’arbre par les feuilles, dont il provoque le flétrissement. Il gagne ensuite les ramures, qui se nécrosent, le bois prenant alors une teinte grise. Les jeunes arbres meurent rapidement tandis que les vieux sujets dépérissent lentement. Plusieurs essais d’inoculation ont montré que le champignon est très virulent. Dans les zones infestées, la totalité des jeunes frênes issus de graines ayant germé naturellement sur place sont décimés.
L’impact de ce fléau sur le paysage pourrait être désastreux, car il y a quinze fois plus de frênes qu’il n’y avait d’ormes dans les années 1970. C’est la cinquième essence en France après le chêne, le hêtre, le charme et le châtaignier. On en trouve partout, dans les forêts, les haies, les parcs, en ville dans les jardins.
La disparition des frênes devrait être moins foudroyante que celle des ormes, mais elle semble inexorable, reconnaît-on à la Direction de la santé des forêts (DSF), au ministère de l’Agriculture. Même si, contrairement à ce qui s’est passé pour les ormes, un petit nombre d’individus semblent résister à la maladie (entre 2 % et 5 %), ce ne sera pas suffisant pour maintenir les peuplements. L’Office national des forêts a d’ores et déjà recommandé de suspendre toute plantation de frênes en France. Il n’y a en effet aucun moyen de lutte contre le champignon.
Apparue pour la première fois en Pologne à la fin des années 1990, la la chalarose avait d’abord été attribuée à la sécheresse. De ce simple fait, aucune mesure de quarantaine n’a été prise en Europe, ce qui a favorisé la diffusion de la maladie et maintenant il est trop tard. La chalarose sévit maintenant dans une vingtaine de pays d’Europe. Au Danemark, 90 % des frênes ont déjà disparu. Signalée pour la première fois en France en 2008 en Haute-Saône, la maladie a maintenant contaminé 29 départements du nord et de l’est du pays.
La progression du champignon est estimée à près de 150 km par an par la DSF.
Les frênes de Paris et de sa banlieue sont déjà touchés tandis qu’un foyer a été repéré cette année dans la Manche : il devrait s’agir d’un nouveau foyer dans une région jusqu’alors épargnée.
Pour les scientifiques, Chalara fraxinea est une espèce de champignon typiquement envahissante qui emprunte les chemins de la mondialisation. Mais ses spores voyagent aussi très bien avec le vent. Rien n’arrête le champignon, il s’attaque aux arbres isolés aussi bien qu’à ceux qui poussent au milieu d’autres essences…
Pour éviter la diffusion de la chalarose, les autorités britanniques ont interdit depuis peu toute importation de plants de frênes venus d’Europe continentale.
Pour éviter toute diffusion du champignon pathogène, près de 100.000 frênes situés à proximité d’arbres atteints par la maladie ont été abattus et brûlés.
Les Anglais sont très attachés à la flore et à la faune sauvage et les associations de protection de la nature s’inquiètent déjà de l’impact de l’éventuelle disparition du frêne sur les autres espèces. Que vont en effet devenir les campanules, les primevères ou l’ail sauvage ?

De bonne heure et de bonne humeur, sortie champignons au Relais du Vert Bois en ce dimanche matin pluvieux…
Et de retour à la cuisine, c’est le moment de passer aux choses sérieuses : en dehors du célèbre champignon de Paris et du bolets noble qui se mangent crus, tous les champignons considérés comme comestibles se cuisent avant consommation.
La chaleur neutralise en effet certaines toxines, mais…pas toutes ! Après avoir nettoyé les champignons, sans les faire tremper, faites les revenir dans du beurre ou de l’huile : ces mêmes champignons vont alors rendre ce qu’on appelle communément « l’eau de végétation », soit environ 95% de leur poids.
Ne les assaisonnez qu’une fois fois cette eau évaporée.
Les morilles séchées sont elles réhydratées avant cuisson tant qu’il faut ébouillanter les clitocybes nébuleux ou « petits gris ».
1. Emportez le bon matériel. Pas question de mettre vos champignons dans un sac plastique : cela les dégraderait très vite en raison d’une fermentation accélérée. Évitez aussi les cabas en papier. Préférer un panier en osier, qui laisse respirer la récolte. Ne pas oublier pas les habits voyants: ramasser des champignons en période de chasse peut s’avérer périlleux.
2. Oubliez les croyances populaires. Non, il n’est pas possible d’utiliser une gousse d’ail pour repérer les espèces toxiques, et une limace qui croque dans un champignon ne veut pas dire que celui-ci est mangeable pour l’homme.
3. Attention aux espèces mortelles. Elles ne sont pas toutes rouges à pois blancs! Hautement toxique (30 grammes suffisent à tuer un homme), l’amanite phalloïde existe en plusieurs variétés blanches, qui ressemblent à des espèces comestibles (comme les vesses-de-loup). Elles sont responsables de 95% des empoisonnements chez l’homme.
4. Ne mélangez pas vos champignons. Séparez les différentes espèces avec du papier journal, surtout si vous avez un doute sur l’une de vos trouvailles. Le mélange d’espèces de champignons toxiques, voire mortels, avec des espèces comestibles est à proscrire dans une optique de consommation.
5. Choisissez bien le lieu de votre cueillette. Les champignons sont composés en grande partie d’eau puisée dans le sol. A éviter : les bords de routes, la proximité d’une décharge, ou tout site susceptible de contenir des produits toxiques.
6. Ne faites pas l’impasse sur le contrôleur de champignons. Oui, vous avez bien lu votre guide illustré, mais un passage à la pharmacie peut vous éviter des ennuis. C’est le plus souvent gratuit, et vous en apprendrez beaucoup.
7. Cuisez votre récolte avant de la manger. (voir recommandations ci-dessus).
8. Sachez reconnaître les symptômes d’une intoxication. Un champignon ne vous terrassera pas immédiatement s’il est toxique. C’est parfois douze heures après le repas que la victime sera prise de douleurs, de vomissements ou de diarrhée. Il faut se rendre d’urgence à l’hôpital, en indiquant si possible au médecin les espèces consommées.
9. Ne mangez pas de champignons plus d’une fois par semaine. Même s’ils sont assimilés à des légumes, les champignons sont difficiles à digérer pour l’estomac, et peuvent contenir des éléments toxiques présents dans le sol, comme du plomb.
10. Rejoignez les sociétés mycologiques si le ramassage des champignons vous passionne !














