LA VIE SOUS CHAQUE PAS

Dans une prairie landaise, des biologistes de l’université de Rennes ont constaté que sous chaque empreinte de chaussure se trouvaient :
- une quarantaine de fourmis
- une trentaine de scarabées et de coccinelles
- 1370 collemboles (sorte de petit crustacé de 3 mm de long)
- quelques 17000 acariens invisibles à l’oeil nu
- une cinquantaine d’araignées dont la plupart ne mesurent pas plus de 5 mm.

Cela peut vous paraître un chiffre exagéré mais cette observation n’est pas encore tout à fait exacte si l’on considère l’étude d’un chercheur suisse qui a estimé qu’un mètre carré de prairie (sans traitement particulier lié à un quelconque pesticide) contient en moyenne 25 000 vers annelés, 10 millions de vers nématodes, 500 millions de protozoaires et 60 000 milliards de bactéries.

Incroyable, non ?

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AUSCULTER LES ARBRES !

Voilà une expérience intéressante sans pour autant se prendre pour Dr House !

Un stéthoscope est comme vous le savez probablement déjà un instrument médical acoustique, utilisé pour l’auscultation, autrement dit l’écoute des sons internes d’une personne ou d’un animal.

les stéthoscopes comportent un ou deux pavillons, pièces métalliques pourvues d’une membrane que l’on applique sur la peau. Cette membrane, mise en vibration par les sons corporels, est reliée par un ou deux tubes souples en caoutchouc aux embouts que l’opérateur place dans ses oreilles.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, si vous utilisez un stéthoscope pour « écouter » un arbre, vous risquez d’être particulièrement surpris…

En appliquant l’instrument contre l’écorce et en fonction de la variété de l’arbre, vous entendrez des gargouillis, des grincements et des craquements internes liés à la circulation de la sève.

Du fait de la croissance des feuilles, ce phénomène sera plus perceptible au printemps tandis qu’avec des écorces épaisses et craquelées (telles celles de la majeure partie des conifères) il sera plus compliqué à « entendre ».

A contrario, l’écoute sera facilitée sur les écorces lisses et fines : hêtre, cerisier (la plupart des arbres fruitiers se prêtent bien à cet exercice original), et bouleau avec un tronc d’au moins une quinzaine de centimètres de diamètre seront d’excellents… patients !

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POURQUOI LES BOURDONS SONT-ILS POILUS ?

La nature fait souvent bien les choses : afin que le bourdon puisse butiner « à la fraîche » avec les autres insectes, le bourdon fait vibrer ses ailes et produit de la chaleur dans le but d’augmenter sa température interne avant de…décoller.

Un peu à la manière de faire chauffer le moteur de sa voiture en hiver !

La fourrure du bourdon agit comme un « super-isolant » et lui permet de conserver une partie de sa chaleur plutôt que celle-ci se dissipe dans l’air.

On trouve ainsi des bourdons par moins de 0°C et ce…au-delà du cercle polaire !

 

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LEs ARBRES DES BORDS DE ROUTES

La nature devient gênante à l’activité des hommes…Récemment alors que j’observais des hommes de la DDE tronçonner « consciencieusement » un tilleul au moins centenaire, qui avait probablement pour seul défaut d’être considéré dangereux dans le nouveau code de la circulation, je me demandais pourquoi tant d’arbres avaient été plantés au bord des routes.

Il m’a fallu un peu de temps et de persévérance pour trouver des informations concordantes…

A l’origine, c’est une décision d’Henri III qui, en 1552, ordonna de faire planter des ormes tout le long des voies du royaume. afin de fournir du bois de haute qualité pour les affûts de canons et la construction des bateaux.

Au XVIIè siècle, Sully (ministre d’Henri IV) encouragea aussi ces plantations comme le firent d’ailleurs tous les gouvernements qui suivirent : cela permettait de disposer d’un approvisionnement en bois à moindre coût car la bordure de terrain faisant partie de la route appartenait à l’Etat. Ils délimitaient espace privé et espace public tout en stabilisant la chaussée.

En 1895, les 35 000 kilomètres de « routes nationales » comptaient ainsi près de 3 millions d’arbres. Au XXè siècle, les platanes à usage décoratif ont peu à peu remplacé les ormes…

Curieusement, en France les arbres de bords de routes sont accidentogènes tandis que chez nos voisins britanniques on pense au contraire, qu’ils obligent les automobilistes à réduire leur vitesse…

Une expérience menée ces derniers mois dans le comté de Norfolk (Est de l’Angleterre) a démontré qu’avec l’aide d’un effet d’optique, des arbres plantés le long des routes donnent l’impression aux conducteurs qu’ils roulent trop vite, d’où une tendance à ralentir de 3 à 5 km/h. Outre la plantation de plus de 200 arbres, les autorités du comté, qui espéraient une réduction des accidents de l’ordre de 20%, ont fait en sorte de les placer de plus en plus proches les uns des autres à l’entrée des villages, la sensation de vitesse étant plus importante dans cette configuration.

En France, où l’on compte désormais moins d’un million d’arbres au bord des routes, le mot d’ordre de la fin des années 1990 à 2006 a été de les abattre car tenus pour responsables chaque année de la mort de près de 500 personnes.

L’association «Arbres et routes»  estime qu’il s’agit simplement d’une question de comportement au volant. Et l’association de citer sur son site un texte de l’Académie des sciences morales et politiques : «Incriminer les arbres n’en demeure pas moins typique d’une certaine perception de la route en France, où ce sont plus souvent des éléments extérieurs que les comportements des conducteurs qui sont jugés responsables des méfaits».

Bien que les ayatollahs de la Sécurité Routière se soient un peu calmés sur le sujet depuis 2006, on ne va pas replanter d’arbres pour autant : la réflexion tend plutôt vers l’utilisation d’autres moyens techniques, tel que le marquage au sol.

L’effet stroboscopique que produisent les arbres en Angleterre a été obtenu à titre expérimental en France avec des bandes transversales sur le goudron. Tout comme l’effet de rétrécissement notamment à l’entrée des agglomérations qui incite l’automobiliste à ralentir alors même que la route est toujours aussi large.

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LES BIENFAITS DE LA POMME

Avec des milliers de variétés à travers le monde, la pomme à qui nous avons déjà consacré plusieurs articles (voir ici)  reste un fruit universel – et symbolique – par excellence.

Le terme « pomme » vient d’ailleurs du latin populaire poma, mot qui signifie tout simplement « fruit ». C’est dire si elle s’imposa au menu de nos ancêtres.

Comme bien souvent, la sagesse populaire, qui avait observé les vertus du fruit défendu, a précédé les découvertes scientifiques. Longtemps on a cru que c’était grâce à sa fameuse vitamine C que la pomme méritait son fameux dicton angophone : « an apple a day keeps the doctor away » (une pomme par jour chasse le médecin). Pourtant, il y a quelques années, les chercheurs ont commencé à découvrir qu’elle contient également de nombreux antioxydants, ouvrant un champ d’action bien plus étendu qu’ils ne l’imaginaient…

Aujourd’hui, on recense au moins quatre bonnes raisons de manger des pommes pour préserver sa santé.

1. Diminuer les risques cardiaques. Les antioxydants contenus dans la pomme, en particulier dans sa pelure, auraient une action directe sur la sphère cardiovasculaire en limitant la tension artérielle et en réduisant la formation des caillots dans le sang, à l’origine des risques d’infarctus et d’AVC. Une récente étude a également mis en évidence une baisse significative du cholestérol pour des femmes ménopausées qui ont croqué une pomme six mois durant : leur taux de « mauvais » cholestérol a baissé de 23 % en moyenne.

2. Garder la ligne. Les participantes de cette même étude ont été récompensées par leur régime « pommes » puisqu’elles ont perdu en moyenne 3,3 kilos. Plusieurs facteurs feraient du fruit un allié minceur efficace : peu calorique, il impacte sur le métabolisme des lipides, possède un effet coupe-faim et régule la digestion.

3. Protéger les poumons. Grâce à leur action anti-inflammatoire, deux à cinq pommes par semaine suffiraient pour réduire l’asthme ou les affections des voies respiratoires. Même chez les fumeurs, les capacités respiratoires pourraient être améliorées par la consommation de pommes.

4. Prévenir les cancers. Le cocktail d’antioxydants qu’elle contient, combiné à sa vitamine C, fait de la pomme un aliment anti-cancer de choix en ralentissant la croissance des cellules cancéreuses, notamment celles du foie, du colon et du poumon. Plus récemment, les chercheurs ont pu démontrer que la consommation de pommes influençait directement la fréquence des tumeurs mammaires. Autant d’incitations à croquer désormais sans vergogne ce fruit défendu !

Il faut la conserver au frais et la consommer absolument bio, c’est-à-dire sans pesticides, et avec sa peau qui renferme une bonne part de ses vertus. Pourquoi consommer une pomme bio ? Et bien tout simplement parce que la pomme que vous trouvez dans les supermarchés ou les étals du votre primeur contient en moyenne  25 et 36 traitements chimiques en fonction des localisations géographiques !

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IL Y A DE LA VIE DANS LES SAPINS DE NOËL !

Des milliers d’insectes et d’araignées microscopiques sont cachés dans les sapins qui ont fait leur entrée triomphale dans les foyers ! Et ils n’attendent qu’une chose pour se réveiller : la chaleur de votre salon !

C’est ce qu’ont révélé des chercheurs de l’université de Bergen en Norvège : de quoi en effrayer plus d’un…

Collemboles, psocoptères, acariens, papillons de nuit, araignée occasionnelle et tant d’autres trouvent refuge dans les sapins pour y passer l’hiver.

Habituellement au début de l’hiver, ils vident leur corps de leurs fluides et sont complètement inactifs dans un véritable processus d’hibernation. Mais ils se réveillent lorsque l’arbre se retrouve au chaud dans le salon. En sentant cette chaleur et la lumière, ils croient que le printemps est de retour et reviennent à la vie.

Néanmoins, il n’y a pas de quoi s’affoler pour autant : ces créatures sont pour la plupart invisibles à l’œil nu et restent gentiment dans le sapin même en sentant la chaleur environnante. Si vous tenez tout de même à en avoir le cœur net, il faut secouer vigoureusement le sapin au-dessus d’un drap blanc pour apercevoir ces insectes.

Et il ne faut pas perdre de vue qu’il y a plein d’insectes et de petites bêtes dans les plantes en pot qu’on trouve dans la plupart des foyers.

Les sapins de Noël ne sont pas différents. Quand vous placez un arbre dans votre salon, il transporte avec lui une partie de la nature !

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IL FAIT BEAU MAIS LES ARBRES SONT DEVENUS CHAUVES

Jolie journée au Relais du Vert Bois, malgré la grippe qui m’a littéralement terrassé ces derniers jours…

L’automne termine sa lente mais certaine progression vers l’hiver et ses frimas.

J’avais consacré l’an passé un article consacré aux feuilles des arbres qui tombent inexorablement à chaque automne sous nos latitudes (voir ici)… Une fois encore, les arbres et tous les végétaux en général se préparent à vivre quelques mois au ralenti !

Cet arbre du Relais du Vert Bois est en effet devenu…chauve !

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POURQUOI LES FEUILLES ROUGISSENT-ELLES A L’AUTOMNE ?

Au printemps et en été, les feuilles des arbres sont vertes. C’est un pigment vert, la chlorophylle, qui donne cette couleur à toutes les parties « vertes » d’une plante.

La chlorophylle est aussi capable de capter l’énergie contenue dans la lumière du soleil. Cette énergie sert à transformer l’eau et le gaz carbonique de l’air en sucre, le glucose. Cette réaction chimique se nomme photosynthèse.

Le glucose produit est transporté vers le reste de la plante sous forme de sève, un aliment pour l’arbre.

En automne, les nuits deviennent plus fraîches et les journées plus courtes. L’hiver approche et l’arbre doit économiser ses énergies ! Pour ce faire, un petit tampon de liège se forme entre la tige de la feuille et la branche de l’arbre. Ce tampon bloque le passage de la sève vers la feuille. Privée de sève, la chlorophylle se dégrade et la couleur verte des feuilles s’estompe…

Les feuilles possèdent d’autres pigments que l’on ne peut voir pendant l’été parce qu’ils sont cachés par le vert de la chlorophylle. En automne, toutefois, lorsque la chlorophylle disparaît, ces pigments peuvent montrer leur couleur ! Les feuilles du bouleau et du noyer, par exemple, contiennent du carotène, un pigment qui donne aux feuilles une couleur jaune, presque dorée.

Dans le cas de l’érable et du chêne, le tampon de liège laisse pénétrer vers les feuilles un peu de sève. Les feuilles l’accumulent et produisent des anthocyanines, des pigments qui déploient des rouges vifs et des pourpres brillants.

Voilà pourquoi nous avons droit à chaque automne à de magnifiques paysages colorés ! Cette photo de notre Acer Palmatum prise au milieu de l’automne en est une démonstration… parfaite !

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ÉPARGNEZ LES ARAIGNÉES !

Il est important que vous réfléchissiez à deux fois avant de couper ou arracher les fleurs sèches des vivaces ou des annuelles et les herbes sauvages en lisière de vos haies.

Des araignées (comme l’epeire fascié apparaissant sur la photo) y ont peut être déposé un cocon soyeux rempli d’oeufs. La plupart des araignées meurent le plus souvent en cette fin d’automne lorsque leurs proies se font rares, abandonnant aux caprices du temps leur descendance, enfermée dans un cocon caché sous des écorces, des pierres ou fixée aux tiges des plantes.

On oublie souvent que les araignées (qui ne sont pas des insectes) ont un rôle à jouer en matière de lutte biologique : elles sont de redoutables prédateurs pour bon nombre d’insectes ravageurs. Pucerons ailés (lorsque vient la saison des vols, entre mai et août), papillons comme les noctuelles ou les piérides dont les chenilles sont redoutées au jardin, mouches en tous genres… autant d’ennemis du jardinier dont les araignées se délectent.

Elles sont en effet presque toutes exclusivement carnassières, et se nourrissent d’insectes vivants.

Bon nombre d’espèces d’araignées ne vivent que quelques mois, une année dans le meilleur des cas. Elles pondent souvent leurs oeufs à l’automne, dans un cocon de soie.

Certaines transportent ce cocon avec elles jusqu’à éclosion des oeufs, d’autres l’abandonnent, avant de mourir (faute de proies à l’approche de l’hiver), fixé à une herbe, une branche, dans une feuille enroulée, sous une pierre ou dans un pot de fleur vide…

Ces nids peuvent contenir, selon la taille de l’araignée, entre un et plusieurs milliers d’oeufs, qui écloront au printemps suivant. Ces futurs nouveaux-nés seront, une fois devenus des araignées adultes, la même bénédiction que leurs parents pour le jardinier : gardez-vous bien de détruire les cocons soyeux !

Evitez ainsi de trop nettoyer le jardin à l’automne : laissez en place, autant que possible, les touffes de vivaces, les fleurs annuelles fanées (par ailleurs tellement jolies les matins d’hiver, délicatement serties de givre) ou les herbes sèches. Si l’envie vous démange de couper toute cette végétation et de faire place nette dans vos massifs ou vos bordures, laissez au moins les débris sur place (ce qui constituera d’ailleurs un paillage protecteur) ou au fond du jardin. Il sera bien temps de vous en débarrasser au printemps, lorsque les petites araignées seront nées et auront investi le jardin !

Ne craignez pas que ce geste vous occasionnera une invasion d’araignées l’année suivante : la nature étant décidémment bien faite, les oiseaux se chargeront très bien d’en réguler les populations.

 

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LE GRAND LIVRE DE LA NATURE

Que l’on vive à la campagne, au bord de la mer ou en ville, l’ouvrage « Le Grand Livre de la Nature » incite à sortir et à découvrir la nature comme vous ne l’avez jamais fait ! 

En effet, cet ouvrage, mi-encyclopédie, mi-herbier mâtiné de carnet de voyage, vous invite pour de belles sorties, que ce soit en forêt, à la montagne, à la plage, dans les champs, les landes… et vous fait tout voir, du plus grand au plus petit : insectes, faune, flore, terrain, empreintes…

Il apprend à observer et à comprendre comment celle-ci fonctionne grâce à des activités de terrain à la portée de tous.

Des planches, schémas, et superbes photos vous guident comme vous ne l’avez jamais été et surtout vous convient, avec des amis ou les enfants (qui vont adorer ce livre), à devenir un naturaliste en herbe. 

Au-delà des milieux naturels qui nous sont familiers, « Le Grand Livre de la Nature » ouvre des horizons sur l’ensemble des grands habitats du monde. Ainsi, au cours de voyages, pourra-t-on mieux comprendre la nature qui nous entoure en consultant, avant ou après son séjour, ce livre qui fourmille d’informations.

La nature est belle, regardons-la. 

 

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